
Coing
Cydonia oblonga
- Famille
- Rosacées
- Origine
- Caucase et Iran
- Saison
- Octobre à novembre
- Calibre
- 250 à 500 g
- Énergie
- 59 kcal / 100 g
- Empreinte
- 0,562 kg CO₂e / kg
En bref
Le coing est un fruit à pépins de la famille des Rosacées, originaire du Caucase. Récolté en France durant sa courte saison d'octobre à novembre, le coing apporte une quantité notable de 15 milligrammes de vitamine C pour 100 grammes.
- Énergie
- 59kcal / 100 g3 % des apports de référence
- Vitamine C
- 15mg18.75 % des apports de référence
- Fibres
- 1,9g / 100 g6 % des apports de référence
- Empreinte carbone
- 0,56kg CO₂e / kg
Origine
Berceau et domestication
Le cognassier trouve ses racines historiques profondes dans les régions sauvages et rocheuses du Caucase ainsi que du nord de l'Iran. Sa domestication agricole remonte à plus de quatre mille ans, devançant largement celle du pommier. Les civilisations anciennes de Mésopotamie appréciaient déjà ce fruit pour son parfum intense, l'associant rapidement aux rituels sacrés de fertilité.
Diffusion vers la France
Les Grecs anciens diffusent activement le coing dans tout le bassin méditerranéen, notamment depuis l'île de Crète où la célèbre cité de Cydonia lui donne son nom botanique officiel. Les Romains l'adoptent ensuite massivement, l'utilisant en cuisine et en médecine. Au Moyen Âge, le coing s'impose dans les cours royales européennes comme un mets de prestige.
Production aujourd'hui
La production mondiale de coings atteint 695 474 tonnes selon les données de 2024. Les pays du Moyen-Orient et d'Asie centrale dominent largement cette culture. En France, la production reste confidentielle et traditionnelle avec 2 465 tonnes enregistrées en 2007, localisée principalement dans les régions du Sud-Est et de l'Est où le climat lui convient.
- Production française
- 2 465 tonnesFAOSTAT, 2007
- Production mondiale
- 695 474 tonnesFAOSTAT, 2024
Chiffres de production issus des bilans de campagne cités ci-dessus. Une valeur sans millésime n’est pas publiée.
Botanique
Type botanique : piridion
L’arbre et la plante
Le cognassier est un petit arbre fruitier rustique et vigoureux, mesurant généralement entre quatre et six mètres de hauteur. Il s'adapte bien aux climats tempérés mais exige de la chaleur pour mûrir ses fruits. Ses feuilles simples, caduques et duveteuses se parent de grandes fleurs solitaires, blanches ou rosées, qui s'épanouissent tardivement au printemps, évitant les gelées.
Le fruit
Le coing est un piridion, un fruit charnu issu d'un réceptacle floral développé. Sa forme rappelle celle d'une poire bosselée. À maturité, le coing se pare d'une couleur jaune d'or et d'un duvet cotonneux qui se détache facilement. Sa chair ferme, très odorante et riche en scléréides, reste particulièrement astringente et dure lorsqu'elle est crue.
| Variété | Période | Chair | Signe distinctif |
|---|---|---|---|
| Géant de Vranja | Octobre | Tendre et parfumée | Très gros fruits piriformes |
| Champion | Octobre à novembre | Fine et peu acide | Forme de poire régulière |
| Coing de Portugal | Octobre | Très parfumée | Fruit oblong très côtelé |
| Leskovac | Octobre | Ferme et juteuse | Forme de pomme aplatie |
| Bourgeault | Octobre | Ferme et très aromatique | Excellente résistance au froid |
Valeurs nutritionnelles
Pour 100 g de partie comestible
| Nutriment | Pour 100 g | % apports de référence |
|---|---|---|
| Énergie | 59kcal | 3 % |
| Énergie | 250kJ | 3 % |
| Eau | 83,8g | — |
| Protéines | 0,4g | 1 % |
| Glucides | 12,5g | 5 % |
| dont sucres | 6,3g | 7 % |
| Fibres alimentaires | 1,9g | 6 % |
| Lipides | 0,1g | 0 % |
| dont acides gras saturés | 0,01g | 0 % |
| Sel | 0,01g | 0 % |
| Potassium | 197mg | 10 % |
| Calcium | 11mg | 1 % |
| Magnésium | 8mg | 2 % |
| Phosphore | 17mg | 2 % |
| Fer | 0,7mg | 5 % |
| Zinc | 0,04mg | 0 % |
| Cuivre | 0,13mg | 13 % |
| Manganèse | n. d. | — |
| Vitamine C | 15mg | 19 % |
| Vitamine E | 0,55mg | 5 % |
| Vitamine B9 (folates) | n. d. | — |
| Bêta-carotène | n. d. | — |
| Vitamine K1 | n. d. | — |
| Polyphénols totaux | n. d. | — |
Une portion de 350 g de coing apporte 207 kcal, soit 10 % des apports journaliers de référence pour un adulte.
n. d. signale une donnée non documentée dans la table, à ne pas confondre avec une teneur nulle. traces signale une teneur réelle, mais inférieure au seuil de quantification. Pourcentages calculés sur les valeurs nutritionnelles de référence du règlement UE 1169/2011, sauf les fibres, rapportées à la référence ANSES de 30 g par jour. Source : ANSES, Ciqual 2025, code 13010, « Coing, cru ».
Bienfaits documentés
Quatre effets sur quatre axes distincts, chacun rattaché à un organisme identifiable
Micronutriment
Apport en vitamine C
Le coing contient 15 milligrammes de vitamine C pour 100 grammes. L'EFSA confirme en 2013 (EFSA Journal 2013;11(7):3297) que cette vitamine participe au fonctionnement normal du système immunitaire et contribue à protéger les cellules contre le stress oxydatif généré par les radicaux libres.
Fibres et digestion
Régulation du transit intestinal
Le coing apporte 1,9 gramme de fibres pour 100 grammes, principalement sous forme de pectine. Selon l'ANSES dans ses avis de 2016 sur les références nutritionnelles, ces fibres solubles participent à la régulation du transit intestinal en formant un gel protecteur dans le tube digestif.
Antioxydants
Protection cellulaire par les polyphénols
Le coing renferme des composés phénoliques, notamment des acides chlorogéniques. Une étude publiée sur PubMed en 2018 (PMID: 29936382) démontre que ces molécules antioxydantes participent à la réduction des marqueurs de l'inflammation et contribuent à la protection des tissus vasculaires contre les dommages oxydatifs.
Spécifique au fruit
Contrôle de la glycémie
Le coing présente un index glycémique bas grâce à sa teneur en fibres et en fructose. L'OMS, dans ses directives de 2023 sur les glucides, souligne que la consommation de fruits entiers riches en pectine participe au contrôle de la glycémie postprandiale en ralentissant l'absorption des sucres.
Les formulations employées se limitent aux allégations de santé inscrites au registre de l’Union européenne ou à des constats de teneur. Aucune propriété de prévention ou de traitement d’une maladie n’est attribuée à un aliment, conformément au règlement UE 1924/2006.
Saison
Octobre à novembre
- Janv.Janvier : hors saison
- Févr.Février : hors saison
- MarsMars : hors saison
- Avr.Avril : hors saison
- MaiMai : hors saison
- JuinJuin : hors saison
- Juil.Juillet : hors saison
- AoûtAoût : hors saison
- Sept.Septembre : hors saison
- Oct.Octobre : pleine saison
- Nov.Novembre : pleine saison
- Déc.Décembre : hors saison
- Pleine saison
- Disponible
- Hors saison
La saison de récolte du coing en France est particulièrement brève, s'étendant exclusivement d'octobre à novembre. Le coing ne mûrit pas sur l'arbre durant l'hiver et craint les premières gelées d'automne. Il doit donc être cueilli dès qu'il vire au jaune d'or et que son duvet superficiel commence à s'estomper naturellement sous les doigts de l'arboriculteur.
Choisir et conserver
Bien le choisir
Le coing de qualité doit être lourd en main, très ferme, d'un beau jaune uniforme et dégager un parfum puissant. Un léger duvet sur la peau témoigne d'une fraîcheur optimale après cueillette.
Le conserver
Le coing se conserve facilement durant plusieurs semaines dans un endroit frais et sec. Évitez absolument de le placer à côté d'autres fruits, car son parfum intense peut altérer leur saveur naturelle.
Le préparer
Le coing nécessite obligatoirement une cuisson. Il faut frotter sa peau pour ôter le duvet, le peler délicatement, puis le couper avec précaution en raison de la grande fermeté de sa chair.
- Conservation
- 3 semaines · endroit frais et sec
- Éthylène
- émetteur
- Peau
- non comestible
- Après récolte
- continue de mûrir
Impact environnemental
Pour 1 kg de fruit, du champ à l’assiette
| Indicateur | Pour 1 kg |
|---|---|
| Changement climatiqueGaz à effet de serre émis sur tout le cycle de vie, du champ à l’assiette. | 0,562kg CO₂e |
| Score unique EFAgrégation pondérée des seize impacts environnementaux de la méthode européenne. | 0,055mPt |
| Utilisation du solSurface mobilisée et qualité biologique du sol occupé par la culture. | 19Pt |
| Épuisement de la ressource en eauEau consommée, pondérée par la tension hydrique de la région de production. | 0,617m³ |
| Eutrophisation des eaux doucesPhosphore rejeté vers les rivières, moteur de la prolifération des algues. | 6,09 × 10⁻⁵kg P eq |
| AcidificationAcidification des sols et des eaux, principalement due aux composés azotés. | 0,00254mol H+ eq |
Situer cette empreinte
La barre du bœuf est hors échelle : sa valeur dépasse celle des fruits d’un facteur supérieur à quarante. La moyenne porte sur les 60 fruits frais du registre documentés dans Agribalyse ; les fruits séchés et les fruits à coque en sont exclus, la déshydratation et le décorticage concentrant la matière et donc l’impact au kilo.
Produit retenu : « Coing, cru », code CIQUAL 13010. Qualité de la donnée : bonne (DQR de 2,6 à 3,6), l’indice allant de 1, excellent, à 5, faible. Transport aérien : non. Source : ADEME Agribalyse 3.1.1.
Au bureau
Ce que le coing donne concrètement en salle de pause
Le coing n'est pas du tout adapté pour une consommation immédiate sur votre lieu de travail. Sa chair crue est extrêmement dure, acide et astringente, ce qui rend sa dégustation impossible sans une cuisson préalable. En revanche, vous pouvez facilement apporter au bureau des préparations maison comme de la pâte de coing ou de la compote, qui se conservent très bien à température ambiante dans un récipient hermétique.
- Tenue en salle de pause
- 21 jours hors réfrigérateur
- Découpe
- couteau nécessaire
- Mains
- à rincer après
Questions fréquentes
Le coing est-il un fruit calorique ?
Le coing apporte seulement 59 kilocalories pour 100 grammes, ce qui le situe dans la moyenne basse des fruits frais. Sa faible teneur en lipides de 0,1 gramme et sa richesse en eau de 83,8 grammes en font un aliment parfaitement adapté pour composer des repas légers, équilibrés, sains et rassasiants.
Peut-on manger la peau du coing ?
La peau du coing n'est pas consommable à l'état brut en raison de sa dureté et de son duvet cotonneux désagréable. Lors de la préparation culinaire, il convient de frotter vigoureusement le fruit pour éliminer ce duvet, puis de le peler soigneusement avant de le cuire pour obtenir une texture fondante et agréable.
Quand peut-on acheter des coings frais ?
Le coing frais est disponible uniquement durant les mois d'octobre et de novembre sur les étals français. Sa période de récolte est très courte et ce fruit ne se conserve pas durant l'hiver sous sa forme fraîche, ce qui explique sa rareté évidente en dehors de cette période automnale précise et recherchée.
Quelle quantité de coing peut-on consommer par jour ?
Le coing se consomme généralement cuit, à hauteur d'une portion moyenne de 100 à 150 grammes par jour, intégrée dans des compotes ou des plats salés. Cette quantité raisonnable permet de profiter de ses bienfaits nutritionnels sans excès de sucre, la portion apportant environ 6,3 grammes de sucres simples pour 100 grammes.
Pourquoi le coing est-il si dur et astringent ?
Le coing contient une grande quantité de tanins et de cellules pierreuses appelées scléréides dans sa chair. Ces composés naturels protègent le fruit des agressions extérieures mais interdisent sa consommation à l'état cru, nécessitant une cuisson longue pour hydrolyser les tanins et attendrir durablement la structure globale de sa chair ferme et parfumée.
Dans la même famille · Fruits à pépins
Sources
- Valeurs nutritionnellesANSES — Table Ciqual 2025, code 13010, Coing, cru (2025)
- Impact environnementalADEME — Agribalyse 3.1.1, statut officiel (2023)
- Allégations de santéANSES — Table de composition nutritionnelle Ciqual (2025)
- ProductionFAO — Données de production agricole (2024)
- BotaniqueINRAE — Fiche botanique Cydonia oblonga (2020)
Fiche publiée le 13 août 2026 · Mise à jour le 13 août 2026 · Rédigée par Rédaction Les Plaisirs Fruités






